Prevention

L’hypertension artérielle : mieux vaut prévenir que guérir !

L’hypertension artérielle (HTA) est une pathologie très fréquente : en France, elle concerne 15 millions de personnes dont 11 millions ont été diagnostiqués et 4 millions supposés l’être mais l’ignorant encore car les symptômes sont très discrets (statistiques). C’est une maladie qui peut à la longue sérieusement abîmer votre cœur et vos vaisseaux. Il ne faut donc pas ignorer sa tension artérielle et faire ce qu’il faut pour la soigner quand elle est trop élevée.

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Un petit rappel sur la pression artérielle

Dans vos vaisseaux règne une certaine pression. On mesure toujours la pression dans les artères (et non pas dans les veines), c’est pourquoi on parle de pression artérielle

Quand on vous mesure la tension artérielle avec un brassard, on vous communique deux chiffres : la valeur normale haute (dite systolique) comprise entre 100 et 140 mm Hg (Hg veut dire Mercure en référence au Mercure présent dans les anciens tensiomètres) et la valeur normale basse  (dite diastolique) comprise entre 60 et 90 mm Hg. Pour faire plus simple, on donne aussi les chiffres en cm Hg et non pas en mm Hg. La valeur moyenne idéale est de 12/7 cm Hg (120 /70 mm Hg).

Cette valeur est variable d’un individu à l’autre, d’un moment à l’autre de la journée, très sensible au stress et à l’activité physique et augmente avec l’âge. Plus on avance en âge, plus la paroi des vaisseaux a tendance à se rigidifier et à se rétrécir et plus la pression artérielle augmente. C’est pourquoi, chez un enfant, elle est de 10/6 cm Hg alors que chez une personne âgée elle sera de 14/8 cm Hg, sans que ceci soit pathologique.

Devant la variabilité de la pression artérielle, il est nécessaire, afin d’établir le diagnostic d’HTA, de tenir compte du contexte et de prendre plusieurs fois sa tension.


Hypertendu(e) ou pas  ?

Officiellement on parle d’HTA au-delà de 14/9 cm Hg.
En règle général c’est votre médecin qui pratique le diagnostic d’HTA. Cependant, il existe ce que l’on appelle le syndrome de « l’HTA de la blouse blanche », qui se traduit par une montée de la tension engendrée par le stress de l’examen. Le médecin peut donc être appelé à prendre plusieurs fois la tension ou à vous demander de la prendre chez vous au calme.

Il existe pour cela des tensiomètres vendus en pharmacie. Consultez votre pharmacien afin qu’il vous oriente dans votre achat.

Pour évaluer la nature de votre tension, asseyez-vous, mettez votre tensiomètre et pliez votre bras pour que votre tensiomètre soit au même niveau que votre cœur. Notez les valeurs et appliquez la règle des 3 :

- Matin et soir, prenez 3 fois de suite  votre tension puis faites la moyenne des résultats
- Ceci pendant 3 jours consécutifs.

Au global, la moyenne doit être inférieure à 13/8 cm Hg . Si vous trouvez une moyenne supérieure ou égale à 14/9 cm Hg, c’est que vous avez de l’HTA. Il faut donc consulter votre médecin car négliger une HTA est un important facteur de risque cardio-vasculaire.

Et si vous n’avez pas de tensiomètre, votre attention peut être attirée par quelques petits signes annonciateurs d’HTA : des maux de tête, des bourdonnements ou sifflements dans les oreilles, des sensations de vertige épisodiques, une fatigue inhabituelle. Consultez votre médecin.  Si vous n’avez aucun signe, consultez le néanmoins au moins une fois par an, surtout si vous avez plus de 50 ans.


Pourquoi devient-on hypertendu(e)  ?

On peut être hypertendu(e) pour de multiples raisons : le plus souvent, l’HTA est liée à l’âge (au delà de 50 ans pour un homme et au-delà-de 60 ans chez la femme) et/ou au stress chronique.

Mais on doit toujours considérer d’autres causes probables :
- Une consommation excessive d’alcool (plus de 3 verres de vin/jour pour un homme et plus de 2 verres par jour pour une femme),
- Une consommation excessive de sel, ou de réglisse,
- Une prédisposition familiale,
- Un état d’obésité, voire même un simple surpoids modéré,
- Le Syndrome des Apnées du Sommeil (les pauses respiratoires durant le sommeil, consultez notre brève sur ce sujet),
- La prise de la pilule ou de certains médicaments (anti-inflammatoires, corticoïdes au long cours et à haute dose…),
- Les drogues (cocaïne…),
- Une maladie des reins, des surrénales ou du système cardio-vasculaire.

Ainsi l’HTA a différents types de profils. Quand elle est due à un organe malade (comme le rein, par exemple), elle apparaît en général rapidement alors que jusqu’à présent elle était normale. Quand elle est liée au stress, elle apparaît sous forme de bouffées d’HTA dans la journée ou la nuit, sur un fond de tension normale. Quand elle est liée à l’âge, elle évolue plus souvent sur le mode de l’installation progressive. Il s’agit là de tendances, mais en réalité tout peut se voir selon les différents contextes.


Pourquoi faut-il ne pas sous estimer une HTA ?

L’HTA est un facteur de risque cardio-vasculaire : en somme, quand elle persiste, elle finit pas abîmer la paroi des vaisseaux et augmente le risque de formation des plaques d’athérosclérose. L’hypertendu(e) risque donc un jour de boucher une artère dans le cœur (c’est la crise d’infarctus du myocarde), dans le cerveau (c’est l’accident vasculaire cérébral) ou dans les jambes (c’est l’artérite des membres inférieurs).

Pour éviter d’en arriver là, il faut voir son médecin régulièrement, et faire le nécessaire pour normaliser sa tension artérielle quand elle est trop élevée.

Avant de vous donner des conseils et éventuellement un traitement, le médecin fera le point sur votre santé :
- L’HTA est-elle modérée ou sévère ?
- Quelle peut en être la cause ? Il vous examinera et demandera des examens complémentaires.
- Quel est votre risque cardio-vasculaire ? Pour l’évaluer votre médecin regardera si votre HTA est isolée ou associée à d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire comme le surpoids, la sédentarité, l’excès de mauvais cholestérol et/ou l’insuffisance de bon cholestérol, l’excès de triglycérides dans le sang, la présence de plaques sur la paroi de vos artères, un début d’insuffisance cardiaque, un syndrome des apnées du sommeil, l’existence d’un diabète, des antécédents familiaux de maladies cardio-vasculaires…

Quand ce bilan montre que vous avez plusieurs risques associés à l’HTA, la prise d’un traitement est souvent systématique. Sinon, s’il s’agit d’une HTA isolée et modérée, sans cause organique, le simple fait d’optimiser votre alimentation, de manger peu salé, d’être actif et de maigrir si vous êtes en surpoids suffit à améliorer vos chiffres tensionnels.

L’hypertension artérielle est une maladie qui se soigne très bien mais dont les conséquences peuvent être très sérieuses si l’on ne s’en préoccupe pas. Consultez donc régulièrement votre médecin.








Dossier écrit par le Dr Laurence Plumey

Médecin nutritionniste et consultant pour Mutuelle Bleue
dans le cadre du programme « Passeport pour la santé ».


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